Billets de la direction

La campagne électorale est maintenant commencée. Les annonces se succèdent, les priorités se précisent et les partis cherchent à définir l’avenir du Québec. Pourtant, jusqu’à maintenant, la culture demeure largement absente des débats. Le décor électoral est bien installé, mais les engagements en culture se font toujours attendre.
À l’aube d’une nouvelle campagne électorale, les candidates et candidats viendront nous promettre l’avenir. Ils parleront d’économie, d’infrastructures, d’investissements, de développement régional et de prospérité. Très bien. Mais il faudra leur poser une question simple : dans cet avenir qu’ils prétendent vouloir bâtir, quelle place réservent-ils réellement à la culture?
Le 1er juin dernier, à l’invitation du Conseil des relations internationales de Montréal et de Culture Montréal, Louise Séguin et moi prenions part à une rencontre sur la relance du secteur culturel. Le producteur et agent d’artistes Jacques K Primeau animait un panel composé de : Nathalie Maillé, directrice générale du Conseil des arts de Montréal, Anne-Marie Jean, p.-d.g. du Conseil des arts et des lettres du Québec, Louise Lantagne, présidente de la Société de développement des entreprises culturelles et Monique Simard, présidente du conseil d’administration du Partenariat du Quartier des spectacles.
Vous l’avez sans doute vu passer, mais la nouvelle mérite d’être soulignée. Le 2 février dernier, le ministre du Patrimoine canadien, l’honorable Pablo Rodriguez, déposait le projet de loi C-11 visant à modifier la Loi sur la radiodiffusion afin d’en étendre la portée aux entreprises en ligne. Il s’agit d’une nouvelle tentative du gouvernement canadien pour amener les diffuseurs en ligne à contribuer à la culture canadienne puisque le projet de loi C-10, déposé aux communes l’automne dernier, n’avait pas été adopté.