La diffusion en ligne, une question de connexion!

En décembre dernier, nous lancions, en collaboration avec la SPEC du Haut-Richelieu, un appel pour permettre l’adaptation d’un spectacle pour sa diffusion en ligne. L’idée derrière cette résidence de 3 jours était de mettre la création au service d’une démarche d’adaptation et de délester les artistes des impératifs techniques entourant la captation et la diffusion en ligne. J’insiste sur cet aspect, car trop souvent ils prennent toute la place, ne laissant à peu près aucun espace pour l’exploration artistique propre à ce nouveau médium. On se souci davantage de la qualité de la connexion Internet que de celle avec le public.

Si nous souhaitons que le public qui commence à être au rendez-vous le demeure et surtout qu’il se développe, nous devons encourager ce genre de recherche et initier une émulation en ce sens. Pour réinventer un vieux proverbe, la télé ou la radio ne se sont pas faites en un jour. Les propos d’Odile Tremblay dans Le Devoir m’apparaissent très justes et résument ma pensée : « Des porteurs d’antennes assurent qu’il faut revoir le monde virtuel, créer selon ses normes, avec son vocabulaire, ses effets propres, plutôt que de resservir de trop classiques captations à un public assoiffé de nouvelles sensations. Ils n’ont pas tort. On parle souvent de résilience artistique, mais l’invention de nouveaux modèles numériques y participe. Ce sont eux qui donneront le ton au cours des prochains mois. » 

L'équipe du Théâtre Motus, qui a été sélectionné dans le cadre de cet appel, s’est confiée sur ce processus et ses défis durant sa résidence. Nous vous invitons à visionner le fruit de l’échange réalisé par Caroline Lavoie. 

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